SityGuides des opérateurs touristiques


   

 
Retour à la liste »

Vues: 85

TEST Montsouris Sentier Numérique

0 km, 00h40

• Auteur : demo-parcs-paris

Pas de description

  1. Photo

  2. Carte




    Please wait...

  3. Smartphone - Tablette

    Découvrez cette randonnée dans notre application mobile SityTour en scannant ce Qr Code !

    Si vous êtes déjà sur un Smartphone ou une Tablette, cliquez ici pour ouvrir directement la randonnée.





Distance 0 km
 Durée 00:40
Difficulté Très facile
Altitude min 63 m
Altitude max 68 m
Dénivelé positif 1 m
Dénivelé négatif 0 m

Altitude

Mûrier à papier (Bro...

Ce petit arbre installé près de l'accueil rue Nansouty marque le début du parcours. D'autres spécimens de mûrier à papier se retrouvent dans la petite ceinture verte et le long de l'allée qui longe la rue Nansouty. Il se reconnaît à son écorce brune et fissurée qui se décroche en bandes et ressemble à une peau de serpent. Au mois de mai, de grandes feuilles vertes recouvertes de poils apparaissent en même temps que les fleurs. Ces feuilles sont particulières car leur forme évolue au cours des saisons : généralement découpées en 3 parts, elles prennent une forme ovale avec le temps. Les fleurs véritables ne poussent que sur les arbres femelles. Elles naissent de globes verts d'un centimètre recouverts de petites bosses qui développent des tubes orangés après fécondation, rappelant les tentacules des méduses. Ces tubes orangés forment les fleurs du mûrier. Cette différence s'explique du fait que le mûrier à papier est un arbre dioïque: les individus mâles et femelles sont différents. Sur les individus mâles, pendent des chatons verts, inflorescence en épi (l'inflorescence désigne la disposition des fleurs) portant de minuscules fleurs. Originaire d'Asie, cet arbre très résistant aux températures froides peut vivre entre 100 et 150 ans dans son milieu naturel. Il pousse rapidement aussi bien en zone tropicale qu'en zone tempérée sous réserve d'une exposition au soleil à l'abri du vent dans un sol léger et un peu humide. Il est bien adapté aux atmosphères polluées des villes et aux changements climatiques en cours. Regardez-le bien, car son bois commence à pourrir et cet arbre pourrait ne pas vivre encore très longtemps comme le souligne un jardinier de Montsouris. Utilisations Méconnu en Europe, le mûrier à papier était utilisé en Asie où il servait à fabriquer un papier de luxe très recherché en Chine et au Japon. Dès le IXe siècle, il servait également aux Chinois de support d'impression pour les ancêtres des billets de banque et en Polynésie, il était utilisé pour tisser des cordages. Histoire Le mûrier à papier est longtemps resté un secret pour les botanistes européens. De nombreuses espèces de mûrier étaient plantées un peu partout en Europe mais personne ne savait exactement de quelle espèce relevait le Broussonetia papyfera jusqu'à l'aube du XIXe siècle. Le mûrier à papier fut alors reconnu par Pierre Marie Auguste Broussonet et nommé ainsi en hommage à ce botaniste qui avait ramené d'Écosse un individu femelle en 1786. À savoir Le mûrier est l'emblème de la sagesse dans de nombreuses civilisations en raison du temps que mettent ses feuilles à pousser. Elles évitent ainsi de subir les gelées tardives. Si vous voulez le reconnaître, ses fruits et ses feuilles à la forme particulière seront vos alliés.

Colonne de la Paix A...

L'œuvre La Paix Armée a été dessinée pour embellir la colonne dessinée par l'architecte Paul Sédille dans le square d'Anvers (9è arrondissement). Installée en 1888, elle trônait entre les statues de Diderot et de Sedaine par Léon Lecointe, ensemble évoquant le soutien des grands esprits à la République. Déposée en 1968 pour rendre possible la construction d'un parking souterrain, elle ne peut retrouver sa place d'origine à l'issue des travaux en raison de son poids. Difficile à relocaliser, à cause de sa hauteur totale de 12 mètres, elle est installée dans le Parc Montsouris seulement en 1984. Cette allégorie évoque les relations franco-allemandes de la IIIème République, née de la défaite de la guerre franco-prussienne de 1870 entre volonté d'apaisement et esprit de revanche. L'ange gardien d'une fragile paix civile tient dans sa main à la fois le rameau d'olivier et le glaive, comme s'il semblait dire « Maintenons l'ordre et le calme mais opposons-nous fermement à ceux qui souhaiteraient remettre en cause cette stabilité ». A l'issue de la guerre de 1870, le pays se retrouve dans ce dilemme entre soulagement de la fin d'un conflit et volonté de récupérer les provinces cédées à l'ennemi. La Paix Armée a été installée précisément à cet endroit du Parc pour y rappeler la présence d'une autre sculpture républicaine 1789 ou La Liberté d'Auguste Paris fondue en 1942. L'auteur Jules-Félix Coutan obtient le Prix de Rome à 24 ans avec son Ajax, bravant les Dieux et foudroyé. Il devient pensionnaire à la Villa Médicis l'année suivante. Il participe à la décoration de l'Hotel de Ville de Paris et réalise La Clémence pour le Palais de Justice. Il œuvre aussi pour le Pont Alexandre III, réalise Les Cariatides de l'Opéra Comique. Il prend la direction de la Manufacture de Sèvres entre 1891 et 1894. Son œuvre la plus célèbre Les chasseurs d'aigles, réalisée en 1900, est un haut-relief en plâtre exposé au Musée d'Orsay et un exemple du style néobaroque de la fin du XIXè siècle. Cette même année, il est élu à l'Académie des Beaux-Arts. Il meurt à Paris en février 1939, à 90 ans. Contenu jeune public 1- Sais-tu en quel matériau est faite la statue ? 2 - Ce personnage te paraît plutôt fier ou abattu ? 3- Comment s'appellent les personnages avec des ailes ? 4- Est-ce qu'il y a quelque chose qui te fait penser à la guerre dans cette sculpture ? Si oui, quoi ?

Arbre de Judée (Cerc...

Le long de l'allée descendant vers l'aire de jeux se trouvent les arbres de Judée. En voyez-vous deux, trois ou quatre? Alors que semblent se distinguer quatre arbres différents, il s'agit en fait de deux arbres dont l'un en cépée. La cépée désigne des troncs qui sont collés naturellement ou non (fausse cépée) et comme le précise un jardinier du parc Montsouris, la cépée est ici naturelle. L'arbre de Judée développe un tronc tortueux et tourmenté, recouvert d'une écorce fissurée noire ou gris-rose. Son bois est cassant. L'été venu, des fleurs roses apparaissent aux côtés de gousses rouges qui persistent bien loin dans l'hiver, très appréciées des mésanges et autres oiseaux. Cette floraison est la particularité de l'arbre de Judée. Comme l'arbre parasol (que vous retrouverez près de la Bonbonnière), l'arbre de Judée est cauliflore. Les fleurs apparaissent directement sur les branches et le tronc. Dans ce cas précis, elles apparaissent avant les feuilles. D'un vert clair au printemps, ses feuilles caractéristiques en forme de cœur s'épanouissent en un port étalé et touffu. Elles passent au jaune cuivré à l'automne, au moment où elles tombent. L'arbre de Judée possède deux types de racines. Une racine principale qui s'enfonce dans la terre à la verticale pour chercher de l'eau, et des racines secondaires qui se développent latéralement en rameaux. Ce grand arbre habitué au soleil et aux sols calcaires, pousse en dépit de températures faibles et supporte la pollution. Dans de bonnes conditions, il peut vivre un siècle. Non loin des arbres de Judée, reconnaissables par leurs feuilles rondes, un prunier myrobolant (Prunus cerasifera) flamboie avec son feuillage rouge foncé tout au long de l'année. Au total, le parc Montsouris accueille sept individus. Utilisations L'arbre de Judée est principalement cultivé comme arbre d'ornement. Selon une étude menée par un programme européen de 2003, l'arbre de Judée permettrait de protéger les vergers en raison de la présence d'un parasite. Appelé «psylle de l'arbre de Judée», ce parasite attire les prédateurs naturels d'autres parasites présents sur des arbres comme des pommiers, des poiriers ou des oliviers. Il permettrait ainsi de mener une lutte biologique contre les parasites des arbres de vergers et de maintenir un bon équilibre entre insectes néfastes et insectes bénéfiques dans les branches des pommiers, des poiriers et des oliviers plantés à proximité. Histoire et mythes L'arbre de Judée tire son nom de la région dont il est originaire: la Judée (actuel Israël) qui tenait elle-même son nom du royaume israélite de Juda. Dans la Bible, Judas se pendit à cet arbre et la légende raconte que les fleurs seraient les larmes du Christ et qu'elles tiendraient leur couleur pourpre de la honte de Judas. À savoir L'arbre de Judée est aussi appelé le « gainier » à cause de ses gousses plates qui ressemblent à des étuis. Vous pouvez le reconnaître à ses feuilles rondes caractéristiques en forme de cœur. Si vous le cherchez à la bonne période, vous pourrez aussi voir ses fleurs roses qui poussent sur l'écorce.

Monument au Colonel ...

Ce monument à la mémoire du Colonel Flatters et de ses compagnons est un édifice en pierre de Givet, de l'architecte Singery, datant de 1882. Le Colonel Flatters était le chef de la mission chargée des études du chemin de fer transsaharien. Sur l'initiative de Jules Ferry, dans le cadre de la colonisation africaine, une étude envisageait la construction d'une voie ferrée reliant ainsi l'Algérie et les possessions du Sénégal et du Soudan. Parti en mission avec une caravane militaire de 90 hommes (officiers, soldats, savants, convoyeurs) vers le Hoggar, le colonel Flatters et ses compagnons furent massacrés.

Cèdre du Liban (Cedr...

Imposant et majestueux, ce cèdre du Liban surplombe l'aire de jeu et le monument du colonel Flatters du haut de ses 20 mètres. Installé là depuis l'ouverture du parc Montsouris en 1878, ce spécimen est l'un des cinquante cèdres du Liban présents dans le parc Montsouris, notamment le long de la ligne du RER B. Ses branches poussent en arc et permettent à la silhouette du cèdre du Liban de s'arrondir avec l'âge. Le cèdre abandonne ses branches basses en vieillissant. Il est recouvert d'une écorce gris foncé qui se craquelle en vieillissant et devient noire au fil des années. Représentant de la famille des pinacées, le cèdre du Liban ne possède pas de feuilles mais des aiguilles vert foncé longues de 2 à 3 centimètres qui restent sur le bois pendant trois à quatre ans avant de tomber. Les aiguilles du cèdre se reconnaissent à leur disposition en rosace. À l'automne, le cèdre du Liban produit des petits cônes d'une dizaine de centimètres qui, d'abord d'un vert jaunâtre, prennent une teinte pourpre violacée. De même que les aiguilles, les chatons portant le pollen ne tombent pas à l'hiver mais s'effritent lentement pendant trois ans avant de tomber. Capable de vivre entre 300 et 1000 ans et de survivre jusqu'à -15 C°, le cèdre du Liban préfère une exposition au soleil dans un sol frais pas trop sec. Comme il est planté dans une aire de jeu, les bucherons de Montsouris doivent couper toute branche à risque. C'est en partie pour cette raison qu'un côté du tronc a moins de branches que l'autre. Il cohabite avec un lilas de Perse (Melia azedarach) qui produit des fruits que les perruches mangent en hiver. Il n'y a que deux lilas de cette espèce dans tout le parc. Utilisations Grâce à son bois odorant, durable et résistant aux moisissures, le cèdre du Liban prouve son utilité dans la menuiserie, la charpente, l'ébénisterie et la construction navale mais également dans la parfumerie, qui tire des huiles essentielles et des bâtons d'encens à partir de son bois et de ses feuilles. Dans le sud de la France, le cèdre du Liban est utilisé comme coupe-feu. Histoire et mythes Le cèdre du Liban est mentionné pour la première fois en 2650 av. J.-C. en Égypte. On sait cependant que les conifères dont fait partie le cèdre du Liban datent du Carbonifère (350 – 290 millions d'années). Dans la plupart des croyances, le cèdre est lié à l'âme et au divin. Pendant l'Antiquité, les hommes s'en servaient pour construire leurs temples. Les Mésopotamiens pensaient qu'il pouvait les protéger des démons tandis que les Égyptiens se servaient de la résine du cèdre en onguent au cours de leurs rituels d'embaumement afin de purifier l'âme du défunt et de la protéger dans son voyage dans l'au-delà. Dans la Bible, le cèdre est un arbre purificateur et la croix du Christ aurait été faite de bois de cèdre. Le palais de Salomon aurait également été construit et décoré avec son bois. Dans le Coran, il existerait un cèdre géant, Sidrat-al-Muntaha, qui s'élèverait jusqu'aux limites du septième ciel. À savoir Le cèdre est l'emblème du Liban. Il se différencie du cèdre bleu de l'Atlas par son tronc gris foncé, ses aiguilles vert foncé et sa cime plate. Les cônes du cèdre du Liban sont aussi plus grands que ceux du cèdre de l'Atlas.

Drame au désert (189...

L'œuvre L'histoire que nous raconte cette sculpture est tragique : une lionne livre un combat déterminé contre le serpent qui vient de tuer ses petits. Les dépouilles des deux lionceaux qui s'entremêlent avec le corps noueux du serpent s'opposent à la posture toute en tension et en menace de la lionne. Le modèle plâtre de cette sculpture est acquise en 1887 par la Ville de Paris. Le groupe en bronze exposé ici est acquis en 1888 et installé dans le Parc en 1891. La Ville achète d'autres œuvres du sculpteur dont un groupe de 6 crocodiles pour orner le bassin au pied du monument de Dalou, Place de la Nation. Ces crocodiles seront refondus en 1941 pour récupérer le métal. Avertissement Cette formidable composition génère une grande fragilité de l'œuvre et notamment dans la queue de l'animal. Plusieurs fois tombée et refixée cette partie de la sculpture est d'une grande vulnérabilité désormais. L'autre fragilité de cette sculpture est l'érosion de la patine. Le bronze est un alliage de cuivre et d'étain. A l'origine, juste après la fonte, le bronze a une couleur dorée mais avant de l'exposer en extérieur, on lui applique une légère patine industrielle avec différents produits chimiques qui le rendent légèrement vert, ensuite il se patine tout seul, le cuivre s'oxydant au contact de l'air. Ici, la lionne, trop touchée, caressée, usée n'a plus cette couche protectrice. L'auteur Georges Gardet naît le 11 octobre 1863 à Paris. Il est fils de sculpteur, aux Beaux-Arts de Paris il est l'élève d'Aimé Millet et d'Emmanuel Frémiet. Il se révèle rapidement très doué dans la réalisation de sujets animaliers, qui restent, toute sa vie, ses thèmes de prédilection. Il participe au Salon de Paris dès l'âge de 20 ans, mais c'est à l'Exposition Universelle de 1900 qu'il peut montrer ses qualités de sculpteur monumental avec un Tigre et Bison qui lui valent un beau succès. Digne successeur d'Antoine-Louis Barrye, il est nommé en 1918, membre de l'Académie des Beaux-Arts et meurt à paris en 1939.

   Avis



Note globale : --/5
Donnez votre avis

Partage



URL: